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La Bactrocera Dorsalis, la mouche ravageuse des cultures

La mouche orientale des fruits est une espèce de mouche qui se propage dans le monde depuis les années 2000. Elle provoque d’importants dégâts en s’attaquant à la flore et aux cultures. Gros plan sur cette ravageuse.

En 2017, la FDGDON a repéré la Bactrocera dorsalis, ou mouche orientale des fruits, sur l’île de la Réunion en France. Des mesures ont suivi, incluant une surveillance renforcée et des traitements hebdomadaires, car cette espèce cause des dégâts considérables aux cultures, entraînant des pertes économiques significatives pour les producteurs.

Les origines et la biologie de la mouche orientale des fruits

Comme l’indique son nom, l’espèce est originaire d’Asie orientale avant sa propagation sur le reste du globe. D’abord en Afrique au début des années 2000 puis en Europe depuis 2019 où des mouches adultes ont été capturées en Italie. En France métropolitaine, on la recense depuis 2019 à la suite d’un plan de surveillance. On la trouve aujourd’hui dans plusieurs pays d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie et d’Europe.

Elle a pu gagner de nouveaux territoires grâce à des échanges commerciaux. En France, l’Anses et le Laboratoire de la santé des végétaux ont partagé leurs statistiques. L’insecte a été repéré 200 fois entre 2013 et 2018 sur des fruits et légumes en provenance de 17 pays.

Elle est de grande taille (jusqu’à 8mm de long) avec un thorax de couleur brun, ou noir. De, plus ce dernier contient des tâches et des bandes jaunes. Contrairement à sa cousine, Bactrocera olea, la mouche de l’olive, qui n’en possède pas. Sa forme triangulaire, avec les ailes sur les côtés, et sa présence plutôt statique sur les cultures la caractérisent. Son abdomen arbore une marque en forme de « T ».

Avec une fécondité remarquable, la femelle peut pondre jusqu’à 1 500 œufs, bénéficiant d’un cycle biologique court de seulement 25 jours dans des conditions optimales, notamment dans les zones tropicales. Les œufs éclosent en trois jours, donnant naissance à des larves de couleur blanche qui se développent à l’intérieur des fruits avant de descendre au sol.

Une espèce envahissante

La mouche orientale des fruits attaque plus de 400 types de plantes sauvages et cultivées. Elle provoque des dégâts majeurs selon la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt du Grand Est.

Cette menace touche les arbres fruitiers tels que les pamplemoussiers ainsi que les cultures légumières comme les piments et concombres. Les femelles déposent des œufs sur les cuticules des fruits. Les larves se nourrissent de la pulpe, rendant les productions non commercialisables à cause des moisissures. Les ravages touchent également les fruits à noyau.

Le règlement de l’Union européenne 2016/2031 concerne les mesures de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux. Depuis le 14 décembre 2019, il classe cette espèce comme organisme de quarantaine prioritaire en raison de sa prolifération.

Pour atténuer les impacts causés par la Bactrocera dorsalis, des mesures sont mises en place. C’est particulièrement le cas sur l’île de la Réunion, où suite à sa découverte dans le cadre de la surveillance biologique du territoire organisée dans plusieurs communes, les professionnels ont été invités à « ramasser l’ensemble des fruits et légumes tombés au sol, de les enfermer hermétiquement dans un sac poubelle, et de laisser ce sac exposé pendant au moins 15 jours au soleil en le maintenant toujours fermé » avant de composter les résidus.

La présence de cet insecte ravageur peut être maîtrisée grâce à l’utilisation de filets sur les arbres pour protéger les fruits et à l’utilisation d’insecticides attractifs, spécialement conçus pour les mâles et installés dans des pièges.

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SOURCES

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